Emilie Aussel

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Do you believe in rapture? titre provisoire


Un film écrit et réalisé par Emilie Aussel, produit par Shellac Sud, avec le soutien du Fresnoy

Synopsis
Quatre jeunes de 20 ans, Louise, Sara, Luc et Nicolas traversent les derniers instants de leur adolescence, entre histoires d’amour et d’amitié, skateboard, musique et fête. Ils trainent, se lient, s’affrontent, existent dans leur rapport à l’autre. Réunis sous un ciel étoilé, le groupe vit cette dernière nuit comme le passage vers un nouveau cycle.






Contact


Emilie Aussel
+ 33 6 19 34 08 60
emilie.aussel@hotmail.fr

Si vous voulez un CV à jour, envoyez-moi un mail, merci.
Please send me an email if you need a CV.

L'ignorance invincible


Un film écrit et réalisé Emilie Aussel - 35 mm - 21 min - 2009
Produit par Le G.R.E.C en co-production avec SHELLAC SUD

avec le soutien de la Région Provence - Alpes - Côte d’Azur, en partenariat avec le CNC,
et avec l'aide de la DRAC, du Conseil Régional et du Défi Jeunes Languedoc - Roussillon
© Le Grec - Shellac Sud - Emilie Aussel - 2009



Extrait de 3 min



Synopsis
Des étendues rocailleuses parsemées de pins accueillent des villas, et de hauts immeubles. Noé et Elie aménagent dans une maison sur les hauteurs de ce vaste quartier. Dans la maison, les anciens locataires ont abandonné quelques affaires. Parmi elles, il y a le journal enregistré sur cassette d’une adolescente. La voix brumeuse d’Anaïs raconte ses émois et dévoile à Noé et Elie l’étrange jeu de son groupe. Ils ont décidé d’arrêter de parler.
Closed to the coast, hills are scattered over with pines, houses and hight buldings. Noé and Elie move into a house at the top of a hill of this huge area. They discovers stuff left by the previwes owners. Among them, there is a teenager’s diary recorded on audio tapes. The misty voice of Anaïs tells us about her first love story, about how she hangs out with her friends and reveals the strange group’s game. They decide to stop talking.


Intention


Price
Rencontres Cinématographiques de Digne-les-Bains, 2010 - Mention Spéciale du Jury

Credits
Scénario et réalisation : Emilie Aussel
Assistante réalisation : Julie Aguttes
Scripte : Irène Camargo de Staal
Régie : Alexandra Thierry
Image : Nicolas Guicheteau
Son - Montage son : Joséfina Rodriguez
Montage image : Enrica Gattolini
Mixage : Emmanuel Croset
Musique : Liars
Photographies : © Pascal Montary


Contacts
Le G.R.E.C - 14, rue Alexandre Parodi, 75010 Paris
01 44 89 99 50 - diffusion@grec-info.com - www.grec-info.com

SHELLAC SUD - Friche de la Belle de Mai, 41 rue Jobin, 13003 Marseille
04 95 04 95 92 - shellac@altern.org - www.shellac-altern.org


Edenville


by Emilie Aussel
Film - DV color on Beta Num or DVD - stereo mix - 16 min 40 - 2008



Extrait - 2 min 40




Synopsis
Un homme et une femme se croisent et se retrouvent dans une station balnéaire déserte. Ils évoluent dans un lieu incomplètement dévoilé où fragments d’architecture et de paysage cohabitent avec une mer omniprésente. De la découverte à la disparition, un retour est possible.
A man and a woman run into each other and meet again in a deserted holiday resort by the sea. They move about in an incompletely revealed place where fragments of architecture and landscape coexist with the omnipresent sea. Fom discovery to disappearance it is possible to journey back.

Intention

EDENVILLE enlace deux récits, joue de variations. Les récits se samplent l’un l’autre pour arriver au mouvement global d’un film en rotation où les relations se dessinent dans la reprise et la circulation de signes, de gestes, de sons. Du réalisme à l’allégorique, EDENVILLE traite d’une étreinte impossible mais irréversible, d’une résistance faite de crainte et de désir, où croyance et ré enchantement persistent.
Edenville intertwines two stories, plays on variations. The stories sample each other to bring forth the general movement of a film in rotation where relationships become apparent in the reprise and circulation of signs, gestures, sounds. From realism to allegory, Edenville deals with an impossible (yet irreversible) embrace, with a resistance made of fear and desire where belief and re-enchantment persist.


Avec : Madalina Constantin et Antoine Duhayot
Ecrit et réalisé par : Emilie Aussel
Directeur de la photographie : Antoine Parouty
Assistante réalisatrice : Mélanie Khalef
Monteuses image : Victoria Follonier - Emilie Aussel
Etalonneur : Massimiliano Simbula
Ingénieur du son : Josefina Rodriguez
Monteur son - mixeur : Mikaël Barre

Produit par la Galerie des Beaux-Arts de Montpellier, avec le soutien de Montpellier Agglomération, du Ministère de la Culture et de la Communication, de la Région Languedoc-Roussillon et de l’association AODN

Blade Affection


by Emilie Aussel and Claire-Mélanie Sinnhuber - composer
Installation for multi-screen and stereo or 5.1 mix
Interactive multi-screen performance for voice and electronics
40 min - 2006

Extract in video :



Synopsis
Une relation d’amitié entre trois jeunes personnes, Hilla, Hoover, Hercule, leurs retrouvailles, la raison de leur séparation. Ils ont roulé longtemps, se sont égarés dans un paysage singulier, une jetée de blocs de béton cubiques.
The friendship between three young people, Hilla, Hoover, Hercule, their reunion, the reasons they separate. They drove for a long time and got lost in a singular landscape, a jetty with cubical cement cubes.

Intention
Blade Affection est une circulation entre le film, l'installation vidéo et la performance, une zone à densité variable. Le récit sonde un rapport au paysage (réel, scénographique, mental), propose une expansion de la vision par des coupures et des croisements d’espaces. Il est traversé par la notion de présence à distance, de distance des relations. Le séquençage, l’amplification des sons et des images opèrent sur les liens entre les corps, entre les espaces.
Comment agrandir l’espace de l’action et pouvoir la perdre ?
Qu’est-ce qui est négocié avec le spectateur dans le basculement de l’installation à la performance et ceci par l’intrusion de corps réels, ceux des chanteuses ?
Blade Affection fluctuates between film and performance in a variable density zone. The narration explores a particular relation to the landscape (real, scenic, mental), and offers an expanded vision through the criss-crossing and intertwining of spaces. At its core is the notion of distanced presence, of the distance in relations. Sampling and the amplification of sounds and images reveal their effects on the connections between bodies, between spaces.
How can the space of action be increased, how can it be lost ?
What kind of negotiation takes place with the spectator when the installation lapses into a performance, when real bodies – those of the singers – take over ?
This work was borne of the desire to experiment with saturation, penetrating into the material.

Blade Affection was presented during the festival of contemporary dance Latitudes Contemporaines, Lille, France, the 19th and the 20th of June 2006
Blade Affection was also presented the 27th of August 2006 in the Fondation Royaumont near Paris, France.
... the 19th of November 2006 in the Paris Conservatoire, Paris, France.
... the 22th of March 2007 in the Festival VIA, Mons, Belgium.
... from the 25 January to the 22th of March 2008 in "Closer" solo exhibition Galerie des Beaux-Arts de Montpellier, Montpellier, France.

Photos of the installation during the festival Latitudes Contemporaines :





Stills from the installation



Conception : Emilie Aussel
In collaboration with Claire-Mélanie Sinnhuber
Actors : Chloé Roy - Hilla, Halory Goerger - Hoover, Rachid Sayet - Hercule
Singers : Marie-Bénédicte Souquet, Shigeko Hata, Kelly Hodson
Music and sound programmation : Claire-Mélanie Sinnhuber
Sound editing : Josefina Rodriguez
Image : Nicolas Guicheteau
Film editing : Victoria Follonier, Emilie Aussel
Sound mix : Emmanuel Croset
Video programmation : Nicolas Boillot
Lights and scenography : Cédric Torne

Production : Le Fresnoy, National Studio of Contemporary Arts, la Fondation Royaumont, Feeling music, Latitudes Contemporaines

Photos credits : Cédric Torne // Nicolas Boillot

Pris au souffle


by Emilie Aussel
Color Film - super16 transfered to Beta Num - 15 min - 2005-2006



Synopsis

Trois familiers vivent dans une campagne aride. Rose est absorbée dans ses pensées. Dora, adolescente de quatorze ans, veut connaître l’amour. Son aîné, Vladimir, lui dit d’y aller. Dora fuit.
Three members of a family live in a dry countryside. Rose is absorb in her though. Dora, a forteen years old adolescent, wants to discover love. Vladimir, her eldest sibling, tells her to go. Dora runs away.

Intention

Huis clos dans un vaste espace ouvert, mis en perspective par sa réduction même, Pris au souffle cherche à dépeindre les relations d’une communauté réduite, au sein d’un espace immense et désertique. De la rencontre de ces espaces et de la vie étriquée des personnages naît une incongruité déjà présentes dans les attitudes et les paroles des êtres. Les corps circulent, s’agitent, s’immobilisent, jouent ou errent. La zone dépeuplée du récit est le lieu où des relations éblouissantes et aveuglées s’expriment. Le jeu sur les codes d’un cinéma réaliste n’est pas voué à un surréalisme mais à une vraisemblance des perceptions et des affections. Comment différer et composer avec les matériaux de la fragilité des relations ?
Behind closed doors in a vast open space, put into perpesctive by its reduction, Pris au souffle looks to describe the relationships of a small family in an immense and deserted space. From the meeting of these spaces and the cramped life of the character, an incongruity arises already present in the attitude and words of the beings. The bodies circulate, move, stand still, play and wander. The depopulated zone of the narrative is a place where dazzling and blinded relationships are expressed. The play on the codes of realist cinema is not destined to a surrealism but to a plausibility of perceptions and affections. How should one differand compose with the elements of representation of the fragility of relationships ?

Stills from the video :

Writed, directed and edited by : Emilie Aussel
Interpretation : Patricia Pekmezian - Rose, Laura Noël - Dora, Loup Abramovici - Vladimir
Director of photography : Patrick Dehalu
Sound ingenior - Mix : Cyrille Lauwerier
Director assistants : Felipe Vergara and Mélanie Khalef
Color correction : Baptiste Evrard
Special Thanks to : Rachid Sayet and Roselyne Aussel

Production : Le Fresnoy, National Studio of Contemporary Arts

Le Sourire


by Emilie Aussel
Black and white video - 13 min - 2004




Synopsis

Un couple d’une cinquantaine d’année est assis à la table d’une salle à manger. Il le journal, elle fume. Dans la cuisine, elle verse des lentilles sur la table et commence leur tri. Il la rejoint un instant, il lui demande " Qu’est-ce que tu as ?", elle répond " Je souris". Il sort son verre à la main, marche dans le jardin, jusqu’au bassin. Le tri fini, elle mange des dattes avec douceurs, puis retourne à la salle à manger.
A fifty year old couple is sitting at a dining room table. He is reading the paper, she is smoking. In the kitchen, she spread lentils on the table and starts sorting them out. He goes over to see her and asks "what is up with you?" and she answers "I’m smiling". He walks out, a glass in his hand, walks in the yard, to the pool. When she is done sorting out, she eats dates gently, and then returns to the dining room.

Intention

Le ton du récit s’est déplacé, affirmé dans une réalité doublée un sur-réel. L’accompagnement musical, électronique, et la pure expression des corps, rappelant le cinéma muet, sont réactivés dans un récit décentré. Silence, dilution, expansion hors des mots : conditions de la possibilité des la sensation et du sentiment. Le motif de l’eau, toujours présent, est une réflexion du réel et de l’imaginaire.
The tone of the account shifts, asserted by a sur-real reality. The electronic music and the pure bodily expression, reminding one of silent films, are reactivated in a refocused account. Silence, dilution, expansion out of words are essential to the possibility of feeling and sense. Water is always present as a reflection of reality and imagination.


Writed, directed and edited by : Emilie Aussel
Interpretation : Roselyne and Jean-Luc Aussel
Sound design : Patrice Curtillat
Shooting assistant : Rachid Sayet

Scrubbing


by Emilie Aussel
Color film - super 16 to beta numeric - 7 min - 2004



Synopsis

Une gare de province en République Tchèque. Sur le quai, un jeune-homme allongé sur un banc regarde les voyageurs, les trains. Il aperçoit son supérieur et repart au travail. Dans les toilettes, cet agent d’entretien échappent à la fadeur de sa vie ordinaire sous l’emprise d’un détergent utilisé pour effacer les graffiti.
On the platform of a train station in a provincial part of the Czech republic, a young man is lying on a bench watching the movement of the travellers, the workers and the trains. All of a sudden he catches sight of his superior. In the toilets, he finds a way of escaping the mundane routine of his life with the use of a chemical detergent used to erase graffiti.

Intention

Film de commande pour «an European film project with all members of the New Europe». Ce projet fut l’occasion de se confronter à des différences culturelles, et à des conceptions éloignées du cinéma, de ce que peut être un film. Le film réalisé a un format de court-métrage et est plus narratif que mes précédentes pièces. Demeure tout de même une résistance plastique à la fiction comme illusion de reconstitution du réel pour y préférer une vraisemblance (son irréaliste, montage syncopé).
This is a commissioned film for a “European film project with all the members of the new Europe”. This project offered the opportunity of confronting oneself to different cultural and cinematographic points of view. Scrubbing is a more narrative short film than my previous pieces; still, it presents a plastic resistance to fiction as an illusion of recreation of reality, preferring to it likelihood (unrealistic soundtrack, syncopated montage).

Price New York Independant Film and Video Festival, Price of the best screenplay
Los Angeles Independant Film and Video Festival, Price of the best director



La tache de lait


The Milk Stain
by Emilie Aussel
DV color video - 13 min - 2003



Synopsis

Un jeune couple et un vieux chien se balladent sur une rive caillouteuse. Chez eux, il baigne dans une eau savonneuse. Elle prépare une salade de fruit. Plus tard il la rejoint dans la cuisine où ils discutent.
A young couple and an old dog stroll on a stony shore. At home, he soaks in soapy water. She makes a fruit salad. Later on, they come together in the kitchen where they chat.

Intention

Dépeindre une relation à deux, une relation trouble et regarder comment ces deux personnes vivent ensemble avec les objets et le vide autour d’eux. La vidéo se répend plus qu’elle ne défile. L’image glisse vers la picturalité, par le bias de liquides et motifs. Les personnages se dissolvent dans ces tableaux, et dans leur activité, de la somnolence à l’absorbement. Une incapacité à aimer est évoquée : une flaque narcissique entre amour et conflit.
The point is to depict an unclear relationship between two people, and watch how two people live together with objects and emptiness around them. The video spreads rather than unrolling itself. The image slips towards picture-ness, by the way of fluids and patterns. The characters dissolve in these paintings, and in their activity may it be slumber or absorption. Incapacity to love is evoked: a narcissistic puddle between love and conflict.

Written, shot and edited by : Emilie Aussel
Interpretation : Pauline Gomez, Vladimir Kuldberg
Thanks to : Villa Arson

Communauté domestique


by Emilie Aussel
DV color video - 13 min - 2002



Synopsis

Une maison à la campagne, une mère et son fils. Elle prépare du café, il attend qu’on le serve. Il boit du lait puis se questionne sur son âme. Etrangement vêtus, ils chassent, le fils prend sa mère pour du gibier. De retour à la maison, elle ficelle un rôti, il fait la sieste. Ils s’attablent pour manger cette fabuleuse pièce de viande.
A house in the country, a mother and her son. She’s making coffee; he’s waiting to be served. He drinks milk and wonders about his soul. They hunt in strange garments; the son takes his mother for game. Back home, she prepares roast meat, while he naps. They take place at the table to eat this fabulous piece of meat.

Intention

Ce film de fiction a une esthétique documentaire, brute, il navigue entre fantasme et réalité dans un climat de grivoise étrangeté. Pesanteur : accomodement du corps au domestique. Surdescription visuelle, amplification sonore pour une loudeur chosifiée. Insinuer un nivellement des choses dans un entrelacs de quotidienneté et d’évocation du mythe. Jouer une régression dans la première communauté, la famille. par une rupture logique qui conduit à un état primitif, à une violence passionnelle. La tension dramatique est nivellée : on boit du café comme on mange la viande de sa mère.
This fictional film has a brute, documentary quality to it. It is situated somewhere between fantasy and reality in a mood of impudent strangeness. Gravity: the way the body complies with the domestic. Visual over-description, sound amplification for weightiness made object. A levelling of things is insinuated by in the interlacing of day to day and the calling up of a myth. The film is about the regression towards the primal community, the family, by a logical split which leads to a primitive state, to a passionate violence. The dramatic tension is levelled out : one drinks coffee just as one would eat their mother’s meat.

Writed, shot, edited by : Emilie Aussel
Interpretation : Roselyne et Julien Aussel
Thanks to : Villa Arson

Biographie


Emilie Aussel - réalisatrice
Née en 1980, à Montpellier
Vit et travaille à Paris, Marseille et Montpellier

EMILIE AUSSEL artiste vidéaste et réalisatrice, est née en 1980, à Montpellier.

Diplômée des Beaux-Arts de Montpellier en 2001, et de la Villa Arson à Nice en 2003, Emilie Aussel a terminé sa formation au Fresnoy, Studio national des arts contemporains, à Tourcoing, en 2006.

Elle a réalisé des vidéos, « Le sourire » (DV n&b, 13 min, 2004), « Edenville » (DV cam > béta et DVD, 16 min, production de l’Ecole des Beaux-Arts de Montpellier, 2008), des court-métrages, « Scrubbing » (super 16 > béta numérique, 7min, projet de commande européen, 2004), « Pris au souffle » (super 16 > béta numérique, 15 min, production Le Fresnoy, 2005), « L’ignorance invincible » (super 16 > 35 mm, dolby SR, 21 min, co-production le G.R.E.C et Shellac Sud, 2009). Ces vidéos et films ont été montrés dans des festivals en France et à l’étranger (Pantin, Aix-en-Provence, Vila do Conde, Genève).
Elle a aussi réalisé des installations vidéos, « Blade affection » (installation pour 3 écrans, son 5.1 (ou stéréo, et performance live pour multi-écrans, voix et électronique, production Le Fresnoy, Abbaye de Royaumont, 2006) et « Hoover » (installation vidéo - boucle, HD > DVD, production Le Fresnoy, 2006).

Au fil des années, son parcours lui a permis d’expérimenter différentes formes du récit, d’explorer les matières de l’image et du son, ainsi que plusieurs approches du montage. Son travail personnel a évolué vers un cinéma plus narratif, sans renier ses origines, mais en s’en nourrissant.

Parallèlement à ses films, elle collabore à des créations théâtrales et musicales pluridisciplinaires et élabore ainsi des récits ou/et des installations vidéos destinées à la scène. Elle a ainsi travaillé avec la compositrice Claire-Mélanie Sinnhuber pour « Blade affection » en 2006 (performance live pour multi-écrans, voix et électronique, co-produite par le Fresnoy et la Fondation Royaumont). La même année, elle réalise un tryptique vidéo pour un duo de danse créé et interprété par Philippe Blanchard (SWE/FR) et Gemma Higginbotham (UK). En 2010, elle a crée un dytique vidéo pour « Contrôle d’identité », pièce théâtrale écrite et mise en scène par Alexandra Badea.

Actuellement, elle travaille sur « Orimita » spectacle lyrique de Claire Renard (compositrice), pour lequel elle va créer un dispositif vidéo multi-écrans et collaborer à la scénographie. La création est prévue pour 2012.

Elle prépare son prochain film, « Do you believe in rapture? » un moyen-métrage produit par Shellac Sud, avec le soutien du Fresnoy, qui sera prochainement tourné à Marseille.

Texte de présentation


"Mon travail s'est longtemps situé dans un entre-deux, entre une pratique de la vidéo et l’utilisation des capacités du cinéma à figurer un désir d’imaginaire et de fiction. Aujourd'hui il s'inscrit plus clairement dans le champ cinématographique. Mes narrations parfois diffuses, mes récits "ambient" ou atmosphériques tentent de saisir avec pudeur et violence, les rapports entre individus dans des communautés réduites (duo ou trio d’amis, d’amants, de familiers), et explorent les liens entre paysage et personnage (corps et espace).
Ainsi, les scenarii élaborés combinent l’observation de relations humaines intimes à des structurelles formelles s’appuyant sur des principes géométriques ou des contraintes d’écriture. Ils ne résolvent aucune intrigue, mais ne rejètent pas l’intensité, la potentialité du drame.
Mes films proposent de pures présences (de corps, de son…), tout en travaillant le surgissement d’éléments symboliques. Ainsi les récits naviguent du réalisme à l’allégorique, et tendent parfois vers une science-fiction douce. L’idée de sur-réel, qui est pour moi la figure d’une réalité trouble, doublée, du réel et de son suspens, de la quotidienneté et du fantasme, alimente mes récits et situe le film entre document et abstraction.
La composition des plans étant déterminante, des séries photographiques sont extraites des films. Un travail minutieux sur le son est élaboré : les sons directs sont retravaillés, découpés, rééchantillonnés, bouclés... ceci de manière discrète mais perceptible.
Le mouvement contenu des gestes et des attitudes des personnages dévoile une syntaxe du corps, celle de l’errance et de l’espoir. Les personnages sont effleurés, érafflés dans une attention flottante. Les lieux des récits sont des espaces vides, des régions dépeuplées aux marges du monde actuel. Ces zones de ralentissement sont des lieux de libertés émotionnelles où des relations éblouissantes et aveuglées s’expriment.
La proximité, l’insistance du regard, la géométrie, le traitement de paysage sonore opèrent une dilatation du temps, un retrait de la pression du réel. Il s’agit de reprendre contact avec les liens charnels qui nous tissent au monde par les mouvements de la lumière et du son : de proposer un art tactile."

Projets en cours...


NIVIS LACRIMAE - Long métrage - Aide à l'écriture Image/Mouvement du CNAP en 2007 - écrit avec la collaboration d'Arnaud Cathrine

« ... aujourd’hui essayer d’exprimer sa subjectivité fragile et innocente aboutit à laisser exploser violemment sa véritable nature ? »
Lacrimae rerum
, Slajoc Zizek

Laura a quitté Al, s’est installée avec Yann, le premier rappelle, le sol se dérobe sous ses pieds lorsqu’elle s’aperçoit que les deux hommes se ressemblent, elle cède au vertige, se penche au-dessus du «gouffre borné» de son désir. Yann et Laura rejoignent Al dans sa contrée nordique et neigeuse. Les retrouvailles ont lieu, le trio avance sans jalousie ni repère dans un paysage gelé prêt à les engloutir...
Du drame contemplatif au thriller minimaliste, Nivis Lacrimae propose une forme sensuelle et atmosphérique jouant de présences et de visions des personnages.